Pour découvrir une nouvelle planète, comment on s’y prend ?

Depuis la nuit des temps, les hommes scrutent le ciel et fantasment sur les trésors qu’il recèle.  

Poussière d’étoiles, galaxies lointaines, astres, comètes et autres planètes, les perspectives d’exploration spatiale sont tout simplement étourdissantes ! Pourtant, les distances à parcourir sont astronomiques, les conditions spatiales redoutables et nos moyens limités. Dans ces conditions, par quoi commencer et comment explorer l’univers depuis le confort de notre canapé ? 🙂

Grâce à Kepler, ce satellite de pointe lancé par la NASA en 2009, notre connaissance du ciel étoilé a fait un bond spectaculaire et ouvert une nouvelle ère de l’exploration spatiale : la chasse aux exoplanètes et la recherche d’une nouvelle Terre !

En quelques années, pas moins de 3946 nouveaux mondes ont été découverts, s’ajoutant à la liste des candidats à l’exploration. Parmi eux, 210 planètes en particulier ont retenu l’attention de la communauté scientifique, qui s’emploie à présent à déterminer la présence ou non de traces de vie à leur surface.

Arrêtons-nous un instant pour mesurer l’ampleur de la tâche…

Imaginons Kepler et les autres satellites à l’œuvre, orbitant autour de la Terre, photographiant le ciel pour recueillir des centaines de milliers de données brutes retranscrites sous forme de points miniatures, pratiquement indétectables. Comment s’y prendre pour déchiffrer ce charabia qui nous parvient de l’autre bout du cosmos, séparer les étoiles des planètes et mieux encore, identifier de nouveaux mondes habitables ?

Pour déterminer la bio signature d’une exoplanète, il faut commencer par capturer puis décomposer la structure de la lumière de l’étoile autour de laquelle elle orbite, puis étudier les variations de son rayonnement. C’est en effet lorsque la lumière d’un astre décline que l’on peut identifier une planète qui passe devant son étoile. Selon les variations, la courbure et l’orientation de la lumière observée, on analyse sa composition (eau, gaz, roche, oxygène, etc..), puis on décortique son atmosphère, sa masse et enfin on tente de déterminer la présence ou non d’acides aminés qui sont les premiers composants du vivant.

Ces observations permettent notamment d’évaluer sa période orbitale et sa distance à l’étoile, pour déterminer si une planète réside dans la zone habitable de son système.

On qualifie de zone habitable la région autour de l’étoile qui diffuse suffisamment d’énergie pour avoir une chance d’accompagner le développement de la vie, sans trop s’en approcher non plus au risque de réduire l’écosystème en cendres. C’est également dans cette zone que l’on a le plus de chance de découvrir de l’eau à l’état liquide.

Mais si les pronostics des satellites se font de plus en plus précis, l’astronomie n’en est encore qu’à ses balbutiements.

La première véritable photographie d’une planète lointaine et de son écosystème sera à la fois un choc et un nouveau défi pour l’humanité.

Car après la découverte, vient l’exploration 😉

Pour en savoir plus :

Visitez le compteur d’exoplanètes et suivez au jour le jour les nouvelles découvertes !

Découvrez Starshade, ce nouveau satellite surpuissant en forme de pétales de fleur que développe la NASA.

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